Attention ! Du 4 juillet au 26 août 2022, la salle de lecture passe en horaires d'été : ouverture le mardi et le mercredi de 9h à 12h30 et le jeudi, en continu, de 9h à 17h.

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La construction à Rennes dans l'entre-deux-guerres

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Dans le cadre des manifestations culturelles proposées en 2022 sur Rennes dans les Années folles, les Archives de Rennes vous proposent, à travers cette galerie de documents, une promenade dans les rues de Rennes, à la découverte de quelques bâtiments construits dans l'entre-deux-guerres.

  • Le contexte

Au début du XXe siècle, Rennes est au cœur d'un territoire encore très rural, qui compte près de 300 exploitations agricoles. Poussée par sa croissance démographique (la population passe de 79 372 en 1911 à 98 538 habitants en 1936) et malgré un contexte économique difficile, la ville se développe pendant l'entre-deux-guerres grâce à une politique de construction ambitieuse menée par la municipalité.

Ce développement est favorisé à Rennes, comme dans de nombreuses villes de France, par un large arsenal législatif qui donne aux municipalités de nouveaux moyens d'action. La loi Cornudet du 14 mars 1919 oblige les villes françaises de 10 000 habitants et plus à se doter d’un Plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension (PAEE). Cette loi institue la planification urbaine pour la première fois en France. La loi du 19 juillet 1924 soumet les opérations de lotissements à un régime d’autorisations préalables, délivrées par l’administration. Ces autorisations, conservées dans les services municipaux d'archives, constituent aujourd'hui une source précieuse pour étudier l'urbanisme, à partir des années 1930. Enfin, la loi Loucheur, promulguée le 13 juillet 1928, relance la construction en France et favorise la construction des premiers logements sociaux. À Rennes, elle permet la construction de nombreuses Habitations à bon marché (HBM).

La politique rennaise en matière d'urbanisme se concrétise dans le Plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension de la ville adopté en 1928 et se caractérise en trois mots, qui sont aussi les trois piliers de la loi Cornudet : "esthétique, hygiène et circulation".

  • Les acteurs

De Jean Janvier à François Château, les maires de Rennes et les membres du conseil municipal lancent un important programme de construction d’équipements publics dans les différents quartiers de la ville (crèches, écoles, piscine, stade, cinémas, équipements de santé, jardins, halles …) et de modernisation des bâtiments existants (Hôtel de Ville et Panthéon rennais, Opéra, Musée, Maison du peuple, lycée de jeunes filles…).

Ces édiles jouent un rôle important et leurs réseaux d'amitiés favorisent les aides de l'État. Sous le contrôle du Préfet, ils s'appuient aussi sur l'architecte de la ville, Emmanuel Le Ray puis Yves Lemoine, et les services municipaux d’architecture, de voirie et le tout nouveau bureau d’hygiène créé en 1907.

Les architectes et entrepreneurs proposent, quant à eux, des solutions originales et économiques pour répondre à la demande grandissante de logements dans les années 1920. Plus d'une centaine de maitres d'œuvre travaillent à Rennes pendant cette période !

  • Les constructions

Des écoles, crèches, stades publics ainsi que les premiers logements sociaux viennent répondre aux besoins d'une population ouvrière qui s'installe dans les quartiers en extension comme au sud de la gare. De nombreux petits commerces viennent également s’implanter dans les faubourgs, tandis que les grands magasins et de nombreux garages s'installent dans le centre-ville. La période est également marquée par une large typologie de logements (immeubles, villas, hôtels particuliers) et une grande variété de styles (éclectisme, Art déco, régionalisme et architecture moderne).

Plusieurs bâtiments sont également construits, agrandis ou réaménagés par l'État ou l'Armée. Si certaines archives de la ville les mentionnent, leurs dossiers de travaux sont conservés dans d'autres dépôts d'archives (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, Archives nationales, Service historique de la Défense). Il s'agit par exemple de l’asile Saint-Méen, des écoles d’agriculture de Rennes, des écoles normales ou de la caserne Margueritte. Ils ne sont donc pas représentés dans cette galerie.

  • Les sources

Cette galerie ne constitue qu'un aperçu très succinct de la masse des archives permettant d'écrire l'histoire de l'architecture et de l'urbanisme rennais pendant cette période. La majorité de ces documents provient des série M (édifices communaux, monuments et établissements publics), série O (voirie urbaine) et série W pour les permis de construire.

Si vous souhaitez les consulter, n'hésitez pas à venir en salle de lecture ! Vous pourrez également y trouver la thèse de doctorat en histoire de l'art de Benjamin Sabatier, "Urbanisme et architecture à Rennes dans la première moitié du XXe siècle. De Jean Janvier à François Château, maires (1908-1944)", cotée BIB R2-462, à laquelle cette galerie doit beaucoup. Voir la page horaires et accès.

Envie d'aller plus loin ? Cliquez ici pour accéder au programme des manifestations culturelles proposées en 2022 sur le Rennes des Années folles !


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