Archives de Rennes

Fourbisseur

Le Nouveau dictionnaire des secrets des Arts et Métiers, paru en 1825, définit le métier de fourbisseur.

"Fourbir dérive d'un ancien mot qui, dans la langue des Francs, signifie nettoyer, polir. Ainsi l'art du fourbisseur est proprement l'art de polir et de rendre luisante toutes espèce d'armes."

Dans le Dictionnaire de la langue française par Émile Littré en 1882, le sens figuré, fourbir signifie se battre de l'épée qui est chez le fourbisseur, se disputer une chose qui n'est ni à l'un ni à l'autre de ceux qui contestent"

Dans les archives anciennes, l'une des premières traces relative aux fourbisseurs se trouve dans une ordonnance de police de 1702 qui « fait défense aux merciers, orfèvres, fripiers, revendeurs, fourbisseurs, quincailleurs, libraires, colporteurs, potiers d’étain, pintiers, tapissiers, chaudronniers, teinturiers et autres, d’acheter aucuns objets sans connaître le nom et la demeure du vendeur ». Ordonnance de police, 1702. FF 172.

En 1751, et 1760, on trouve quelques fourbisseurs dans les rues de Rennes, dont le Sieur Sureau, rue d'Estrées.

Rôle de la capitation, 1751.CC 733.
Rôle de la capitation, 1760. CC 745.

En 1817, dans un registre de patente, Julien Chatellier est fourbisseur :

Vers le milieu du XIXe siècle, le métier de fourbisseur disparaît peu à peu des sources d'archives. Dans les annuaires officiels, les arquebusiers et les armuriers sont beaucoup mieux représentés.

 

Rennes Illustré. Guide de Rennes et des environs avec 52 vues hors texte et notice sur l'exposition de 1897, Lucien Decombes, RO-1.