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Papier, dessin aquarellé.
Arch. mun. Rennes, DD 236
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Les registres des miseurs du XVIIe siècle sont remplis
de listes de personnes que l'on rétribue pour avoir aidé à éteindre
tel ou tel incendie. L'incendie de 1720 a été précédé de nombreux
autres feux que les volontaires ou les gens du quartier combattaient
avec des seaux de cuir, des haches et des fourches de fer. En 1702,
on fit construire derrière l'hôtel de ville un bâtiment destiné
à abriter "la machine à éteindre les incendies" construite
par le sieur Berthelot sur ordre de l'intendant. Après 1720, on
s'occupa très sérieusement de la prévention des incendies et un
règlement fut élaboré dès 1721. Une commission en 1722, composée
du maire Rallier du Baty, du procureur syndic de la ville, de trois
échevins, du greffier et de l'architecte Huguet fils, fut chargée
d'examiner la fameuse pompe de Berthelot. C'est à cette occasion
que Huguet l'a dessinée. Il la trouvèrent " si lourde et si
pesante qu'à peine six bœufs la pouroient remuer de place".
De cette visite, il fut conclu qu'elle n'était d'aucun usage,"
mais que du métal, cuivre et fer, dont elle est composée il s'en
pourra facilement faire une semblable aux deux pompes venues de
Holande déposées à l'hôtel de ville ", que l'on venait d'acheter.
L'intendant, en 1758, créa un groupe d'hommes, dirigés par un entrepreneur
de bâtiment, spécialement affectés au service des incendies, ancêtre
du corps des sapeurs pompiers actuels.
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