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Papier imprimé.
Arch. mun. Rennes 1 Fi 44.
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Le plan Forestier, établi à la suite de l'incendie
de 1720, est particulièrement intéressant, car il permet d'appréhender
à la fois la ville médiévale encore entourée de ses murailles, et
la ville moderne telle qu'elle se profile d'après les plans de Robelin.
Les remparts visibles sur le plan sont le résultat de trois enceintes
: la première enceinte d'origine gallo-romaine englobait un espace
restreint d'une dizaine d'hectares autour de la cathédrale. C'est
seulement au XVe siècle que le duc Jean V jugea nécessaire de protéger
les faubourgs, de plus en plus peuplés. Il y eut deux chantiers
successifs : la deuxième enceinte, construite de 1421 à 1448, protégea
tout l'est de la ville au nord de la Vilaine, avec les limites nord
que l'on voit sur le plan. La troisième enceinte fut entreprise
avant même l'achèvement de la seconde et engloba tous les faubourgs
au sud de la Vilaine, encore peu peuplés, mais où venait de s'installer
le couvent des Carmes.
En 1726, cependant, les remparts ne sont plus que des vestiges ;
leur démantèlement, exigé par le roi en 1602 après la Ligue, commença
par la porte aux Foulons et ne prit que quelques années. En conséquence,
de nouvelles rues furent percées (la rue Neuve, la rue de l'Horloge)
, le Pont-Neuf fut entrepris à partir de 1612.
Au XVIIIe siècle, on remarque que l'est de la ville, tant au nord
qu'au sud de la Vilaine est principalement occupé par les communautés
religieuses ou les grands hôtels particuliers . L'ouest, au nord
de la rivière, si l'on regarde aussi le cartouche de la partir incendiée,
est le quartier le plus dense, ce qui explique la rapidité de la
propagation de l'incendie. Quant au quartier sud, presque insalubre
et souvent inondé (rue de la Parcheminerie, Champ-Dolent), il est
habité de manière extensive par une population besogneuse, à la
mauvaise réputation (ivrognes et séditieux).
L'incendie permet à Robelin de remodeler tout le centre-ville selon
un projet urbain moderne : rues larges, se coupant à angle droit,
parcellaire regroupé, places dégagées. Là se dessine le Rennes moderne,
où est même projeté la canalisation de la Vilaine qui n'interviendra
qu'au milieu du XIXe siècle.
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