Rouleau de parchemin
Arch. mun. Rennes, CC 67
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L'administration municipale de Rennes a affermée dès
le XVe siècle la plupart de ses revenus, notamment les octrois,
s'évitant ainsi la charge d'un personnel trop nombreux. Les adjudications
étaient faites à des dates différentes, selon l'objet de l'impôt
affermé : à la Chandeleur, les droits d'entrée sur les draps, la
mercerie, les vins, pour un an. Les " petites fermes " (fillanderie,
ferronnerie, peaux, laine...), petites parce que moins rentables
que les premières, étaient attribuées à la Saint-Jean... Les miseurs
n'acceptaient que des fermiers solvables, car ils devaient répondre
sur leurs biens personnels des revenus qu'ils étaient chargés de
percevoir. L'état de fermier était, comme toujours, une position
confortable qui permettait de faire des profits importants, sauf
en période d'épidémie ou de mauvaise récolte. Par ailleurs, les
tailles et les emprunts divers étaient levés par les receveurs rétribués
par les autorités municipales.
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