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HISTOIRE DE RENNES > Expositions > Trésor
d'archives
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Proposition d'armoiries faite par le maire de Rennes Rallier du
Baty pour enregistrement à l'Armorial général . 18 février 1697.
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Parchemin.
Arch. mun. Rennes, BB 45.
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Dans son Recueil historique, Gilles de Languedoc
affirme que les premières armoiries de la ville de Rennes étaient
composées "d'argent à trois pals de sable, au chef de Bretagne,
ce qui est dire semé d'hermines de sable sans nombre, tel que l'est
l'écu de Bretagne, et cela pour marquer que cette ville en étoit
la capitale et que c'est ainsi qu'elles étaient représentées sur
les portes des chapelles des hôpitaux Saint-Yves et Sainte-Anne".
Elles tiraient leur origine d'une sceau établi vers 1523, la ville
utilisant auparavant celui de la cour ducale.
Les nouvelles armoiries, telles que les propose le maire Rallier
du Baty à l'enregistrement à l'Armorial général sont, selon Languedoc,
tout à fait erronées : " le nombre de pals de sable ont esté
rendus en nombre égal au fond de l'escu qui est d'argent, au lieu
qu'ils doivent estre en moindre nombre (et en ce) qui regarde le
chef,(...) au lieu d'estre semé d'hermines sans nombre, il n'est
plus chargé que de quattre, par où on ne peut plus dire comme on
le faisait anciennement au chef de Bretagne tour court", ce
qui, selon Languedoc, enlève toute référence à la qualité de Rennes
comme capitale de la Bretagne. La couronne de perles qui surmonte
le blason est une simple couronne comtale, faisant référence au
comté de Rennes, et non plus au duché de Bretagne. La cordelière,
elle, est le symbole de l'attachement particulier de la ville à
la duchesse Anne.
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Brevet signé Charles d'Hozier notifiant les armoiries
officielles de la ville de Rennes. 31 juillet 1697.
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Parchemin.
Arch. mun. Rennes, BB 45.
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Les armoiries officielles enregistrées par Charles d'Hozier,
garde de l'Armorial général de France, sont fixées moyennant une redevance,
pour tout l'Ancien Régime. Il est à remarquer qu'elles sont plus sobres
que la proposition du maire, et dénuées de la couronne et de la cordelière,
mais comportent cinq hermines en chef.
Sous l'Empire, Rennes fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce
titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient "d'hermine,
au chef des bonnes villes de l'Empire qui est de gueule à trois abeille
en fasce d'or, prenaient donc ainsi de la couleur et de nombreux ornements
: une couronne murale à sept créneaux, sommée d'une aigle naissante...
avec à dextre des festons de chêne, à senestre d'ollivier d'or, noués et
rattachés par des bandelettes de gueules" (27 juin 1811)...
La Restauration remit bon ordre à cette débauche héraldique et par lettres
patentes du 18 mai 1825, Rennes retrouva les armoiries dessinées par d'Hozier,
qu'elle orna, au gré des années et des fantaisies, d'une couronne murale,
d'hermines... ou illustra de la devise "A ma vie", sans que
ces ajouts aient une valeur héraldique authentifiée.
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